Tags: mouvement social
[contre-conference] Bruxelles le 24 avril 2009
Université Libre de Bruxelles occupée / Contre-sommet de Louvain, le 24
avril 2009.
I
L'université a toujours été le lieu d'où se pense, s'analyse et se
maintient l'ordre d'un monde.
Plus sourdement elle n'a pas cessé d'être un lieu d'où émerge une certaine
pensée du désordre, d'où jaillissent des expériences de lutte et de
nouveaux rapports au Monde. De nombreuses batailles se sont ainsi livrées
en son sein, car elle n'a jamais été séparée du devenir du Monde.
Elle est traversée par les mêmes lignes de tension les mêmes fractures qui
constituent l'ordre social.
II
L'université ne serait pas un lieu si puissant de reproduction du pouvoir
si elle n'était pas porteuse d'un mythe, celui de la connaissance en soi,
celui du savoir délié du pouvoir, de l'autonomie de la pensée, de la
pensée comme contre pouvoir. Aujourd'hui plus que jamais ce mythe est
partout réduit en cendres : la spécialisation des secteurs de recherche en
fonction des besoins du marché, la transformation du savoir en crédit
directement employable comme au sein d'une entreprise. L'idéal humaniste
d'une université qui permettrait de vaincre les déterminismes sociaux a
pris du plomb dans l'aile. Savoir si ce mythe valait la peine que l'on se
batte pour lui, ne peut plus être une question importante. De tout temps,
la gauche parlementaire n'a jamais rien pu faire d'autre que de
reconstruire cet idéal pour imposer à chaque fois une nouvelle paix
sociale. Se défaire de ce mythe c'est attaquer les dispositifs de pouvoir
dans leur matérialité partout où ils opèrent. En partant de cette
évidence, il n'y a plus à espérer rendre moins pire ce qui advient mais à
s'organiser pour empêcher le pire d'advenir sous toutes ses formes. Nous
n'avons plus rien à attendre de cette université.
III
« Bologne » n'est pas le nom d'une catastrophe arrivée à l'université qui
l'aurait livrée aux entreprises et aux lois du marché mais la forme
contemporaine des liens ténus entre le savoir et le réseau des pouvoirs.
C'est la forme la plus aboutie du « nécessaire » rapport entre les
subsides et la recherche, les cours et les débouchés, les études et le
marché, les consciences et l'économie.
IV
Se batte contre « Bologne » c'est se battre contre le monde qu'elle
produit, celui qui la produit. C'est aller au-delà des vaines
contestations de la simple réaction, c'est d'emblée dépasser le cadre de
l'université.
A partir de là, tout ce qui intensifie les liens entre nos luttes, tout ce
qui laisse des traces au delà des frontières, tout ce qui constitue une
force apparaît comme stratégique pour subvertir la clôture du présent.
V
Pour que de ces rencontres naissent des liens effectifs,
Pour que s'inventent des affects inédits,
Pour que les convergences s'inscrivent dans une durée,
Il est nécessaire d'habiter un lieu de donner de l'espace et du temps à
l'émergence d'une force, un espace et un temps qui ne soient celui du
capital mais celui de son interruption.
VI
Organisons-nous maintenant.
nathalie
meetopia
[contre-conference] Paris 8 > UFR Art > Communiqué
L'UFR Arts, Philosophie et Esthétique de l'Université Paris 8 Saint-Denis est en lutte - grève - depuis 10 jours et se réunit en commune des savoirs et des désobissances.
Exposition Au CENTQUATRE, 104 rue d'Aubervilliers, 75019, Paris (métro Stalingrad)
Mercredi 18 février 2009 de 11h00 à 18h00.
--en
the department of Art, philosophy and esthetique of the french university of Paris VIII Saint-Denis is on strike for 10 days, and has gathered in a "commune des savoirs et des désobeissances".
They will organise an exhibilition, on Wednesday 18 of february 2009 at the CENTQUATRE, 104 rue d'Aubervilliers, 75019 Paris, (Stalingrad metro station)
COMMUNIQUE DE PRESSE
DE LA COMMUNE DES SAVOIRS ET DES DESOBEISSANCES
Dans le cadre de la mobilisation universitaire, en opposition aux conséquences de la LRU, L'UFR Arts, Philosophie et Esthétique de l'Université Paris 8, organise le mercredi 18 février une occupation du CENTQUATRE*. A cet effet, nous invitons les journalistes pour une conférence de presse qui se déroulera à 11h dans la salle 200 du CENTQUATRE.
Un point important y sera effectué autour des problèmes spécifiques que pose l'application de la LRU pour les disciplines artistiques. Qu'est-ce qu'être chercheur en art à l'heure de la grande évaluation normative?
Qu'est-ce qu'être étudiant en art à l'heure de la privatisation des formations universitaires?
Tous les personnels et étudiants de nos départements (Art Plastique, ATI, Cinéma, Danse, Philosophie, Photographie et Théâtre), regroupés dans la Commune des Savoirs et des Désobéissances, s'y réuniront en assemblée générale à midi afin de déterminer la suite du mouvement et de débattre sur la spécificité de nos revendications.
A partir de 14h, la Commune des Savoirs et des Désobéissances s'expose en:
performances; créations; projections; débats; séminaires...
* le CENTQUATRE / 104 rue d'Aubervilliers, 75018 Paris, Métro Stalingrad.
--infos--
contre-conférences
Web des universités en lutte
nathalie
meetopia
France: Université en Lutte - University on Strike
Mercredi 11 février, l'espace d'art contemporain Betonsalon, face au site de l'université Paris VII, est occupé par les étudiants en lutte, afin de donner vie à cette vitrine de l'art contemporain sous le nom de: Les refusés de BetonSalon.
Les responsables de la galerie appellent les forces de l'ordre pour faire évacuer le lieu.

[contre-conference] La Cip-Idf en solidarité avec les universités en lutte
Université en lutte : Intervention policière dans une épicerie d'art
[...]
Face à tant de spontanéité créatrice, les gestionnaires du centre d'art et leurs
artistes invités n'ont pas trouvé de meilleure idée que de requérir
l'intervention des forces de l'ordre pour faire évacuer les lieux.Détail accablant, l'exposition actuellement en montage à Bétonsalon s'intitule
«Farenheit 451» et prétend traiter de "la confrontation entre censure et
résistance, l'incarnation d'une esthétique visionnaire ou encore la langue comme
force combative, (...) matérialisées au sein des oeuvres proposées dans
l'exposition". Il fallait voir ce mercredi soir cette soi-disant "langue comme
force combative" protégée par une trentaine de gardes mobiles casqués,
harnachés, armés : "esthétique visionnaire" s'il en est.Au lendemain de cette intervention, et sans en faire le moindre récit,
Bétonsalon communique et prétend organiser ce vendredi 13 février à 17h - deux
heures avant le vernissage de l'exposition Farenheit 451- une réunion publique
de «solidarité avec le mouvement étudiant». Que faut-il attendre d'une telle
démagogie ?Qui entendait le mot Bétonsalon comme un constat neutre de l'état du lieu saura
y voir désormais un lieu de l'Etat.Qui saisissait le mot salon comme une ironie légère sur les formes autrefois
traditionnelles de monstration sait désormais que l'éclectisme post moderne peut
assumer avec la simplicité décomplexée qui tient aujourd'hui lieu de liberté
officielle un caractère ouvertement réactionnaire.Aujourd'hui appeler les flics pour virer un sitting d'étudiants dans une expo
appelée "Fahrenheit 451", c'est possible.Aujourd'hui fabriquer "de l'art engagé" et omettre à quoi ça engage, c'est
possible.Aujourd'hui porter plainte contre les participants à un mouvement social pour
conforter sa carrière, c'est possible.Aujourd'hui diriger un lieu culturel public et être hostile à toute expression
collective, c'est possible.Ce que promettent nos maîtres, leurs valets le réalisent.
[...]
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en
On Wednesday 11.02.09, a group of french students have occupied the art gallery Betonsalon in face of the University of Paris VII, in the name of the Refusés de Betonsalon and in the purpose to give life to that window of the comtemporary art
The people in charge of the gallery called the police to evacuate the demonstrators.
article complet - complete story !in french !
cip-idf.org
nathalie
meetopia
