L’interface, cet agent de liaison entre l'humain
et les données technologiques crée l'interaction et médiatise
une redistribution innovante des perceptions culturelles et cognitives,
introduite par les révolutions technologiques et par des possibilités
techniques accrues: nouvelle relation au temps et à l'espace, recul
des frontières, hybridation, redéfinition et démultiplication
des identités individuelles et collectives, modification de la
place du «Sujet».
L'interface se joue comme un espace qui distribue un discours, une sensorialité
et de l'action. Son incorporation aux données technologiques innovantes
en font un espace de médiatisation, de communication et de liaison
efficace. Cette efficience peut servir à la fois des objectifs
centraux et verticaux de contrôle et de pouvoir, mais elle offre
également, par la création de configurations de réseaux
(communication rapides, flexibles, et horizontales), des possibilités
insurrectionnelles et émancipatrices qui permettent une mise en
cause de ces tentatives d’hégémonie.
L'interface est investie alors comme un espace de l'histoire et un espace
politique. |